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mardi, 18 septembre 2007

Hamlet …how to leave the recursive loop!

bbee174fab86ab88d902d84a84cf5b07.jpgLe cauchemar de notre esprit rationnel est de tenter d’évaluer le résultat du résultat du résultat en rétrogression éternelle. Seule une émotion peut limiter la variété infinie de conséquences possibles qui autrement doivent être considérées avant toute décision d’agir. A ce titre, la motivation d’Hamlet à passer de l’analyse à l’action se trouve dans son désir de se venger. Les émotions nous interpellent, entraînant inévitablement l’impulsion d’agir, mais aussi l’opportunité de ré-évaluer. Il est intéressant de noter que les mots « motivation » et « émotion » ont la même racine latine : movere (être dans l’action).

Que l’on vive une expérience d’une façon rassurante ou effrayante dépend de comment nous évaluons nos attentes par rapport à celle-ci. Les sentiments sont tributaires de l’évaluation. Les sentiments jouent un double rôle, ils nous amènent dans le chemin de l’évaluation et ils nous extirpent de celui-ci. La plupart des gens aimeraient penser que l’évaluation est une activité rationnelle, que nous pouvons vivre une émotion d’une certaine façon et l’analyser par la suite objectivement d’une autre façon. Cela signifierait que l’intellect pure et l’émotion pure seraient parfaitement distincts. Or ils se confondent dans l’obscurité des méandres de notre inconscient.

Il y a donc une donnée directe émotionnelle dans l’étape de la ré-évaluation qui empêche de tourner en rond, sans quoi les résultats de la ré-évaluation donneraient des informations qui influenceraient les étapes précédentes …qui à leur tour se transformeraient en données ultérieures. C’est ce que l’on appelle une boucle systémique récursive.

 

Commentaires

C'est un peu difficile de comprendre ce raisonnement dans sa globalité mais concrètement je résumerai qu'une évaluation d'action de ne se fait qu'à travers un filtre d'émotion qui rend cette évaluation subjective et qui produit des conséquences différentes selon l'émotion, right ?

Ecrit par : Suffragettes | mardi, 18 septembre 2007

Attention on évalue une situation et non une action (ce qui serait trop restrictif). De plus une action réalisée avec des émotions opposées peut avoir les mêmes conséquences.

En essayant de résumé à mon tour, l'idée est que face à chaque situation nous évaluons celle-ci, nous l'évaluons de façon récursive, du genre "que se passe t il si je fais ceci, oui mais en faisant cela" ...En reprenant ces nouvelles données (de ce premier raisonnement) on fait une ré-évaluation, du genre "Oui mais si je ..." et cela peu durer un certain temps et mener à l'inaction.

Par chance pour évaluer ces situations nous utilisons entre autre nos émotions. Celles-ci influencent fortement notre évaluation ou ré-évaluation et nous poussent le plus souvent à agir. Sans elles, nous nous retrouverions dans une boucle récursive à ne savoir quoi faire par peur des conséquences des conséquences des conséquences de nos actes.

L'émotion est donc la soupape de sécurité du syndrome récursif de notre intellect.

Ecrit par : Denis | mercredi, 19 septembre 2007

Ca me fait penser à cette phrase que j'adore, devenue un leitmotiv pour moi : "Feel the fear and do it anyway"

Ecrit par : Suffragettes | vendredi, 21 septembre 2007

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