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vendredi, 28 septembre 2007
Hamlet is outraged!
Je sais que nous vivons dans un monde qui ne tourne pas rond, qui est loin d’être parfait, mais devant de tels actes j’ai du mal à rester muet. Quels actes? La répression de la junte birmane.
Mercredi 27/09/07, au cours de la deuxième journée de répression des défilés par la junte Birmane, au moins cent personnes ont été arrêtées et forcées de monter à bord de camions militaires, tandis que d'autres manifestants s'enfuyaient en courant. Auparavant la junte avait lancé un ultimatum par haut-parleur aux protestataires: "Nous vous donnons dix minutes. Si vous ne partez pas, nous prendrons des mesures extrêmes". Résultat, neuf personnes dont un journaliste japonais ont trouvé la mort à Rangoun.
Kenji Nagai, 50 ans, vidéo-journaliste, travaillait pour l’agence APF News et était un habitué des points chauds. Il était entré en Birmanie avec un visa de touriste. Le journaliste a été abattu par un militaire alors qu’il était facilement identifiable, une caméra à la main, comme le prouve la photo Reuters-STF ci-dessous.

Je sais que malheureusement cela arrive aux quatre coins du monde, mais là ça c’est passé quasiment sous nos yeux, et nous restons là impuissant.
Après l’indignation, la frustration, la colère, j’essaye de prendre du recul et je me demande comment en est-on arrivé là? Qu’est ce qui s’est vraiment passé? C’est vrai, on est bombardé d’informations, d’images, mais que savons-nous vraiment de la Birmanie? De l’origine de ces émeutes?
La Birmanie n’en est malheureusement pas à sa première crise, voici un récapitulatif des moments clés depuis l’accession de la Birmanie à l’indépendance en 1948.
4 janvier 1948: colonisée par les Britanniques depuis 1853, occupée par les Japonais de 1942 à 1944, la Birmanie accède à l'indépendance. Une démocratie parlementaire est mise en place.
1962: face aux insurrections qui se multiplient, le général Ne Win, commandant en chef de l'armée, prend le pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat. Il règne durant plus de vingt-six ans. Malgré la politique socialiste mise en place, Ne Win garde ses distances avec le bloc soviétique et la Chine. Il place la Birmanie dans le camp des non-alignés, dont l'Inde fait partie.
8 août 1988: un soulèvement populaire, emmené par Aung San Suu Kyi, fille du général Aung San, héros de l'indépendance tué en juillet 1947, réclame la fin du régime. La répression militaire est violente et fait plusieurs centaines de morts. Le général Ne Win démissionne. Des militaires, dirigés par le général Saw Maung, prennent le pouvoir et créent le Conseil pour la restauration de la loi et de l'ordre (SLORC). Le nouveau pouvoir autorise la création de partis politiques, notamment de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi.
1989: Aung San Suu Kyi est assignée à résidence. Cette même année la Birmanie change de nom et devient "Union du Myanmar"
1990: aux élections législatives, la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi remporte 392 des 485 sièges. Les militaires ne reconnaissent pas les résultats. Le Parlement élu ne siègera jamais.
1991: Aung San Suu Kyi obtient le prix Nobel de la paix en 1991. Assignée à résidence, c’est son mari et fils, vivant en Angleterre, qui vont recevoir le prix en son nom.
Avril 1992: le général Saw Maung démissionne. Il est remplacé à la tête de la junte par le général Than Shwe.
Juillet 1995: Aung San Suu Kyi est libérée, après six ans d'assignation à résidence.
1996: manifestations étudiantes en faveur de la démocratie. La junte déclare "illégaux" les rassemblements de l'opposition.
Août 1998: la junte fait arrêter des députés élus en 1990.
Août 2000: Aung San Suu Kyi et des militants de la LND sont empêchés de se rendre à un meeting du mouvement de la jeunesse de la LND. Elle passera 6 jours sur un pont dans son véhicule faisant face à la junte. En septembre, elle est de nouveau assignée à résidence.
6 mai 2002: toutes les restrictions aux déplacements et aux activités de Aung San Suu Kyi sont levées.
30 mai 2003: Aung San Suu Kyi est arrêtée, après des affrontements qui ont fait quatre morts entre ses partisans et ceux de la junte. Le siège de la LND est fermé quelques jours plus tard. La junte autorisera sa réouverture en avril 2004.
26 septembre 2003: Aung San Suu Kyi quitte l'hôpital, où elle a été opérée la semaine précédente, pour son domicile où elle est placée en résidence surveillée.
7 novembre 2005: la capitale de la Birmanie est transférée de Rangoun à Pyinmana, au centre du pays.
15 août 2007: le régime du généralissime Than Shwe augmente brusquement les prix des carburants (essence: +66%, diesel +100%, gaz naturel comprimé: +535%), ce qui entraîne le doublement immédiat des tarifs dans les transports en commun et une vive colère au sein de la population.
19 août 2007: début d'une longue série de manifestations contre la vie chère alors que la junte n'accepte aucune contestation.
26 septembre 2007: Rangoun, placée sous couvre-feu la veille, se réveille encore au son d’un nouveau défilé de 100 000 personnes. La junte militaire tire sur des manifestants, tuant au moins quatre personnes et faisant plusieurs blessés .
10:25 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, colère, meurtre, émeutes, Birmanie
mardi, 25 septembre 2007
Feel the fear and do it anyway!
"Feel the fear and do it anyway!" ..."Feel the fear and do it anyway!" ..."Feel the fear and do it anyway!" (dixit Suffragettes!)
Que se cache-t-il derrière ce slogan énigmatique? ...Il s’agit du titre d’un livre de Susan Jeffers, traduit en français par ce titre étonnamment long :-) "Tremblez mais osez: Qu'est-ce qui vous empêche d'être celui que vous voulez être et de mener la vie dont vous rêvez?" ...Tout un programme en définitif! Mais tout d’abord, qui est Susan Jeffers? Susan Jeffers est Quacker et membre de "Peace Churches", titulaire d'un doctorat en psychologie elle a écrit les livres suivants: "Tremblez mais osez", "La vie à bras le corps", "Oser briser la glace" et "Osez le grand amour". A travers ses livres Susan Jeffers propose des méthodes pour rendre notre vie plus belle et distille nombre de messages positifs.
"Feel the fear and do it anyway!" nous explique que nous sommes pleinement responsable de ce qui nous arrive dans la vie. Que les sentiments de culpabilité que nous pouvons ressentir sont un frein à notre maîtrise de soi et nous empêche d'apprécier pleinement la vie. Ce livre nous propose de devenir conscient de l'infinité des choix qui s'offrent à nous, et de prendre le chemin qui nous permettra de se sentir mieux dans notre peau.
Comment faire ce choix, comment prendre la bonne décision? …Savoir ce que l’on ne veut pas est aussi important que savoir ce que l’on veut nous précise Susan Jeffers. L’essentiel n’est pas de se faire du souci pour un mauvais choix. Tout événement doit être assumé, ce qu'il faut c'est aller de l’avant et se dire que "rien n'est vraiment important, de toute façon je m’en sortirai!" …Outre cet excès de positivisme, digne de notre chanteuse/patineuse nationale, ce livre nous donne les clés pour étudier les possibilités susceptibles de rendre toute expérience bénéfique. Quelles sont-elles? Il s’agit tout simplement d’une série de questions: "Que puis-je tirer de telle expérience?", "Comment puis-je transformer telle situation en avantage?", "Comment utiliser tel résultat pour devenir meilleur?".
"Feel the fear and do it anyway!" nous incite également à développer dans notre vie le pouvoir de la contribution personnelle en donnant, en écoutant et en partageant. Nous ressentirons alors le plaisir d'avoir contribué au bonheur d'autrui et par là même à notre propre bonheur. Nous devons nous placer dans une relation gagnant/gagnant avec autrui en cherchant à la fois comment satisfaire nos besoins tout en ayant cerné les besoins de notre interlocuteur. Ce livre nous met cependant en garde également contre les personnes qui nous démoralisent, voire qui nous nuisent volontairement, et nous propose purement et simplement de ne plus les côtoyer …sinon nous n’avons qu’à nous en prendre à nous-mêmes!
En bref, "Feel the fear and do it anyway!" est un livre riche d’enseignement sur la compréhension de nos comportements dopé à forte dose de positivisme nous poussant à agir. Tremblez mais Osez! …Trembler nous donne un sentiment d’impuissance, mais oser car agir diminue ce sentiment d'impuissance!
11:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Trembler, Agir, Oser, Susan Jeffers
lundi, 24 septembre 2007
Hamlet soutient RSF!
13:25 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Reporter sans frontières
Hamlet ...doute!
Nos doutes nous assaillent et nous font échouer. Et nous manquons le but que nous pourrions atteindre par crainte seulement de ne point l'atteindre.
W. Shakespeare
11:56 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, doutes
mardi, 18 septembre 2007
Hamlet …how to leave the recursive loop!
Le cauchemar de notre esprit rationnel est de tenter d’évaluer le résultat du résultat du résultat en rétrogression éternelle. Seule une émotion peut limiter la variété infinie de conséquences possibles qui autrement doivent être considérées avant toute décision d’agir. A ce titre, la motivation d’Hamlet à passer de l’analyse à l’action se trouve dans son désir de se venger. Les émotions nous interpellent, entraînant inévitablement l’impulsion d’agir, mais aussi l’opportunité de ré-évaluer. Il est intéressant de noter que les mots « motivation » et « émotion » ont la même racine latine : movere (être dans l’action).
Que l’on vive une expérience d’une façon rassurante ou effrayante dépend de comment nous évaluons nos attentes par rapport à celle-ci. Les sentiments sont tributaires de l’évaluation. Les sentiments jouent un double rôle, ils nous amènent dans le chemin de l’évaluation et ils nous extirpent de celui-ci. La plupart des gens aimeraient penser que l’évaluation est une activité rationnelle, que nous pouvons vivre une émotion d’une certaine façon et l’analyser par la suite objectivement d’une autre façon. Cela signifierait que l’intellect pure et l’émotion pure seraient parfaitement distincts. Or ils se confondent dans l’obscurité des méandres de notre inconscient.
Il y a donc une donnée directe émotionnelle dans l’étape de la ré-évaluation qui empêche de tourner en rond, sans quoi les résultats de la ré-évaluation donneraient des informations qui influenceraient les étapes précédentes …qui à leur tour se transformeraient en données ultérieures. C’est ce que l’on appelle une boucle systémique récursive.
00:16 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, recursivité, ré-évaluation
dimanche, 16 septembre 2007
Should he change or should he follow?
Capture your citadel
How could I change your mind
If I cant change myself
Try again tomorrow"
23:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, Change, Follow
vendredi, 14 septembre 2007
...and god in all that?
"Who will save your soul when it comes to the flower
Who will save your soul after all the lies that you told, boy
Who will save your soul if you won't save your own?"
23:59 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, Jewel, God
Hamlet remains dumb!
Quand on a rien à dire il faut avoir le courage de ne rien dire ...mais est-ce de la lâcheté de l'écrire?
23:52 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, nothing to say
mercredi, 12 septembre 2007
Hamlet a ça en tête! (2)
That you make up for all that you lack
It don’t make no difference
Escaping one last time
It’s easier to believe in this sweet madness oh
This glorious sadness that brings me to my knees"
00:16 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, angel, Sarah MCLachlan
jeudi, 06 septembre 2007
Hamlet rebirth's!
Comme le fait remarquer Hamlet la crainte de la mort embarrasse la volonté. On doit résister à la tentation de chercher trop loin et d’en dire trop à son sujet, sans pour autant banaliser la mort ou l’ignorer. En ignorant la dimension de la mort, on prive la vie de sa vraie grandeur. C’est seulement en affrontant et en acceptant la réalité de la mort à venir que l’on peut vraiment devenir vivant. La mort est un fait inévitable et certain, mais avant tout un mystère.
La mort n’est pas simplement un événement lointain qui viendrait conclure notre existence ici bas, c’est une réalité bien présente, qui se déroule sans cesse en soi et autour de soi. La vie et la mort ne sont pas contraires, elles ne s’excluent pas mutuellement, mais elles s’entrelacent. Toute notre existence terrestre est un mélange de mort et de résurrection qui se déroule entre notre naissance et notre mort. Tout le cours de notre existence est constitué d’une série de petites morts suivie de naissances ou re-naissances, la mort devient alors aussi une forme de vie.
La mort est certes monstrueuse et tragique, et devant la mort de nos proches et notre propre mort nos sentiments de désolation, d’horreur et même d’indignation sont justifiés. Mais il faut voir la mort dans sa dualité:
- On voit la mort comme non naturelle, a-normale, contraire au plan originel divin, et on se révolte, à juste titre, contre elle avec douleur et désespoir.
- On la considère aussi comme une part de la volonté divine, une bénédiction et non une punition. La mort est aussi une issue à notre impasse, elle est la porte vers notre re-création.
La mort est notre voie de retour ..."Souviens toi tu es poussière et tu redeviendras poussière" (Gn 3,19)
14:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, mort, renaissance, poussière


