mardi, 29 avril 2008
Info ou intox?
Le Dalaï Lama, lui, avait salué samedi 26/04 la proposition de la Chine de reprendre le dialogue. Mais il avait aussi appelé à des discussions sérieuses avec Pékin et estimé qu'une rencontre uniquement destinée à apaiser les inquiétudes de la communauté internationale serait inutile.
Pendant ce temps, à Lhassa, la cour intermédiaire a prononcé les premières peines à la suite des émeutes de mars dernier : 17 personnes condamnées, les peines vont de 3 ans à la prison à vie. La Chine a accusé les émeutiers tibétains d'avoir tué 18 civils et un policier et blessé 382 civils et 241 policiers lors des émeutes de Lhassa. Les dirigeants tibétains (en exil), eux, affirment que la répression chinoise a fait plus de 150 morts et que plus de 2000 personnes ont été arrêtées.
Pour mémoire, les manifestations anti-chinoises avaient démarré le 10/03 à Lhassa, jour anniversaire de la révolte anti-chinoise de 1959, avant de dégénérer le 14/03, puis de s'étendre à d'autres régions où vivent des minorités tibétaines, dans l'ouest de la Chine.
Lors de ces manifestations, on nous a donné à voir des moines (en théorie pacifiste) faire preuve d’une grande violence. Cela me fait poser certaines questions : information ou désinformation, sachant qu’en 2003 l’armée n’a pas hésité à faire revêtir la toge bouddhiste à ses soldats pour réaliser un film de propagande. Alors qui manipule qui?

Plus d’info sur le sujet :
http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-r...
10:33 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tibet, dalai lama, chine
lundi, 28 avril 2008
Hamlet has a belgian story!
En ces temps où on essaye d'élever la conscience collective, à mobiliser les foules pour qu'elles ouvrent les yeux, voici ce que nous proposent nos amis belges ...C'est consternant!
17:00 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, soda, mentos
lundi, 21 avril 2008
Free Thibet
Me voici de retour après quelques mois d'absence. L'actualité du moment pour moi est la pression qui doit être maintenue par la communauté internationale sur la Chine pour enfin libérer le Thibet de son occupation.
Le sujet n'est pas nouveau, loin de là, mais la situation actuelle permet vraiment de dire qu'il y a urgence pour le Thibet!
- La Chine doit mettre fin à sa campagne de répression, elle doit retirer les forces militaires et de sécurité, elle doit libérer les personnes détenues et elle doit autoriser toute protestation pacifique.
- La Chine doit permettre également à des journalistes étrangers, dans toutes les régions tibétaines (Gansu, Qinghai et Sichuan), de réaliser leur travail en toute liberté.
- Le COI doit retirer toutes les régions tibétaines prévues pour le parcours de la flamme olympique. Cela inclut le projet d'ascension de l'Everest.
Pour ceux qui souhaitent plus d'infos sur le sujet voici quelques sites :
- http://torchrelaybeijing2008.org
- http://www.tibetnetwork.org
12:48 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : thibet, chine, jo, flamme
lundi, 19 novembre 2007
Blackle …quelles sont ces véritables motivations?
Non je vous arrête tout de suite, ceci n'est pas une version gothique de Google!
Blackle, réalisé avec Google Custom Search, a été créé par la société Heap Media.
Son but? Nous sensibiliser à la nécessité de prendre chaque jour dans notre vie des mesures, mêmes modestes, pour économiser de l'énergie.
L’idée a germé depuis un blog intitulé « un Google Black peut sauver 750 Megawatt-heures par an ». La théorie de ce blog était qu’un écran noir consomme beaucoup moins d’énergie qu’un écran blanc, par conséquent une version noire du moteur de recherche Google permettrait d'économiser pas mal d'énergie en raison de la popularité de ce moteur de recherche.
Alors Blackle est-ce une fausse innovation pour détourner du trafic de Google ou est-ce un vrai outil d’acte écologique?
Vu la popularité de Google au niveau mondial on peut se dire qu'on pourrait effectivement faire des économies et donc contribuer à la santé de notre planète. Mais pour cela il faudrait que tous les utilisateurs de Google passent sur Blackle pour que ça soit réellement efficace, ce qui n'est pas prêt d'arriver.
Le seul vrai service de ce Blackle est certainement de nous rappeler que c'est avec de petits changements que l'on fait de grandes choses!
19:05 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, Blackle, énergie, écologie
mercredi, 14 novembre 2007
Hamlet ...art or not art?
10:54 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, Art, Giles Barbier, Jesse Bercowetz, Matt Bua
mardi, 09 octobre 2007
Hamlet ...why doubts you?
Beaucoup de gens se complaisent dans la certitude, se gargarisent de l’évidence, se satisfaisant de "cela ne fait pas l’ombre d’un doute", satisfaction qui soit dit en passant révèle l’obscurité et la vanité trouble de l’incertitude (L’incertitude qui comme je l’ai déjà abordé immobilise l’agir). Pourtant qui peut dire qu’il n’a jamais de doute, personne n’échappe à l’embarras et à la perplexité tragique d’Hamlet, à son "To be or not to be" qui résonne en nous. Dans ces conditions, pourquoi douter? Quelle utilité l’individu trouve-t-il à douter?
On peut essayer d’expliquer les causes ou les raisons pour lesquelles l’Homme doute ou peut être mené à douter. Interroger le doute et douter paradoxalement de ses motivations, illustre déjà le doute comme un mouvement intérieur (boucle récursive) qui fait chavirer la pensée, mais qui est également un étonnement nécessaire à réflexion.
L’ambivalence de la notion a son importance: le doute peut dévoiler une incertitude quant à l’égalité apparente des possibles, et exprimere alors une indétermination face à une question, témoignant d’un oubli ou du surgissement contingent d’un événement, et suspendant la décision. Il semble alors que le doute est le résultat d’une défaillance, le constat d’un non-savoir. Mais le doute peut aussi résulter de la volonté d’une remise en cause, d’une résolution à éliminer le superflu, à éliminer l’erreur, pour choisir une voie plus juste. Le doute devient alors la cause de l’établissement d’un savoir nouveau.
Une dernière question se pose: Le doute a-t-il une réalité assez consistante pour manifester l’existence?
11:31 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, doute, to be, not to be
mardi, 18 septembre 2007
Hamlet …how to leave the recursive loop!
Le cauchemar de notre esprit rationnel est de tenter d’évaluer le résultat du résultat du résultat en rétrogression éternelle. Seule une émotion peut limiter la variété infinie de conséquences possibles qui autrement doivent être considérées avant toute décision d’agir. A ce titre, la motivation d’Hamlet à passer de l’analyse à l’action se trouve dans son désir de se venger. Les émotions nous interpellent, entraînant inévitablement l’impulsion d’agir, mais aussi l’opportunité de ré-évaluer. Il est intéressant de noter que les mots « motivation » et « émotion » ont la même racine latine : movere (être dans l’action).
Que l’on vive une expérience d’une façon rassurante ou effrayante dépend de comment nous évaluons nos attentes par rapport à celle-ci. Les sentiments sont tributaires de l’évaluation. Les sentiments jouent un double rôle, ils nous amènent dans le chemin de l’évaluation et ils nous extirpent de celui-ci. La plupart des gens aimeraient penser que l’évaluation est une activité rationnelle, que nous pouvons vivre une émotion d’une certaine façon et l’analyser par la suite objectivement d’une autre façon. Cela signifierait que l’intellect pure et l’émotion pure seraient parfaitement distincts. Or ils se confondent dans l’obscurité des méandres de notre inconscient.
Il y a donc une donnée directe émotionnelle dans l’étape de la ré-évaluation qui empêche de tourner en rond, sans quoi les résultats de la ré-évaluation donneraient des informations qui influenceraient les étapes précédentes …qui à leur tour se transformeraient en données ultérieures. C’est ce que l’on appelle une boucle systémique récursive.
00:16 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, recursivité, ré-évaluation
vendredi, 14 septembre 2007
Hamlet remains dumb!
Quand on a rien à dire il faut avoir le courage de ne rien dire ...mais est-ce de la lâcheté de l'écrire?
23:52 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, nothing to say
jeudi, 06 septembre 2007
Hamlet rebirth's!
Comme le fait remarquer Hamlet la crainte de la mort embarrasse la volonté. On doit résister à la tentation de chercher trop loin et d’en dire trop à son sujet, sans pour autant banaliser la mort ou l’ignorer. En ignorant la dimension de la mort, on prive la vie de sa vraie grandeur. C’est seulement en affrontant et en acceptant la réalité de la mort à venir que l’on peut vraiment devenir vivant. La mort est un fait inévitable et certain, mais avant tout un mystère.
La mort n’est pas simplement un événement lointain qui viendrait conclure notre existence ici bas, c’est une réalité bien présente, qui se déroule sans cesse en soi et autour de soi. La vie et la mort ne sont pas contraires, elles ne s’excluent pas mutuellement, mais elles s’entrelacent. Toute notre existence terrestre est un mélange de mort et de résurrection qui se déroule entre notre naissance et notre mort. Tout le cours de notre existence est constitué d’une série de petites morts suivie de naissances ou re-naissances, la mort devient alors aussi une forme de vie.
La mort est certes monstrueuse et tragique, et devant la mort de nos proches et notre propre mort nos sentiments de désolation, d’horreur et même d’indignation sont justifiés. Mais il faut voir la mort dans sa dualité:
- On voit la mort comme non naturelle, a-normale, contraire au plan originel divin, et on se révolte, à juste titre, contre elle avec douleur et désespoir.
- On la considère aussi comme une part de la volonté divine, une bénédiction et non une punition. La mort est aussi une issue à notre impasse, elle est la porte vers notre re-création.
La mort est notre voie de retour ..."Souviens toi tu es poussière et tu redeviendras poussière" (Gn 3,19)
14:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, mort, renaissance, poussière
vendredi, 31 août 2007
Hamlet is dead!
Le thème de la mort est omniprésent dans Hamlet… Mais alors que penser de la mort? La question est certes bien lugubre, mais très intéressante en prenant le parallèle entre l’infiniment petit (la physique nucléaire) et l’infiniment grand (nous).
Dans le premier domaine, une particule ne meurt pas mais elle se désintègre. Très rapidement après sa création (rapide à notre échelle), le pion se convertit en muon et neutrino, ce qui donne l’équation: Pion => Muon + Neutrino
Il n’y a donc pas de mort en physique, seulement une fin d’un état qui se convertit spontanément en un état différent, relié au premier par de strictes lois de conservation. La notion de mort semble ne s’introduire qu’avec la cellule, c’est-à-dire quand on aborde le domaine de la biologie. Pour qu’il y ait mort, il faut partir d’un état vivant. Mais qu’est ce que la vie? Est-ce le mouvement? Bien sûr que non, la Lune qui tourne autour de la Terre ne vit pas. Alors, la vie serait attachée à la possibilité de reproduction? On parle alors d’auto-réplication.
La vie est une notion très difficile à définir.
Le biologiste français Marie François Xavier Bichat disait à ce sujet: "La vie est ce qui résiste à la mort." Mais cette définition est circulaire car si la vie s’explique par la mort, cette dernière n’a de sens que pour le vivant. Quelle est donc la grande différence entre la fin d’une particule et la mort d’un être vivant? Essayons de calquer le résultat de la désintégration du pion au phénomène de la mort. En reprenant l’équation précédente cela donnerait:
Corps vivant => Cadavre + ?
Le point d’interrogation résume notre ignorance. Car la mort résulte en une perte, mais une perte de quoi? Et cela signifie que s’il manque quelque chose c’est que le corps ne constitue pas tout l’être vivant. Le corps n’est donc qu’une partie de l’être vivant, ce qui justifie l’équation qui ne résout rien, car l’état final n’est pas complètement défini. Contrairement au phénomène de désintégration où il existe un "avant", la particule initiale, et un "après" bien déterminé.
La mort d’un être vivant lâche bien derrière elle un cadavre, mais c’est un objet infiniment moins riche que le corps vivant qui a cessé d’être. Selon la dernière parole d’Hamlet avant de mourir "Le reste … c’est silence". La partie spirituelle qui caractérisait le vivant n’est donc plus objet d’analyse, elle nous échappe, soit que pour les agnostiques il ne reste rien d’autre et "Le reste est vide", soit que l’âme se soit évadée dans un au-delà inaccessible et "Le reste est absent".
Cette part manquante peut être appelée la part de l’incompréhensible.
Selon la phrase souvent citée d’Albert Einstein: "La chose la plus incompréhensible de ce monde est que le monde soit compréhensible". Mais le monde est il vraiment entièrement compréhensible? Car il existe une part du réel qui demeurera inaccessible à notre intelligence, malgré tous les progrès scientifiques à venir. Comme la rétine de l’œil qui n’est sensible qu’à une faible partie du spectre électromagnétique, l’intelligence ne serait sensible qu’à une partie des mystères de la nature. Dans l’hypothèse où le compréhensible et l’incompréhensible se recouvre partiellement, la mort pourrait être le point de rupture où ces deux ensembles divergent. L’équation de la mort a donc un peu évolué, on peut alors l’écrire:
Corps vivant => Cadavre + Incompréhensible
Reste à définir si cet incompréhensible est l’esprit ou l’âme?
On pourrait également abordé la mort sous un autre angle, celui du temps. On sait qu’il est réversible dans le monde de l’infiniment petit, alors qu’il est irréversible dans l’infiniment grand. Sans la mort, il n’y aurait plus de passage du temps, le monde deviendrait alors statique et sans histoire. La mort pourrait être donc un ingrédient externe de la physique, donnant au temps sa flèche, c’est-à-dire sa direction toujours orientée dans un sens unique. Mais reste une question cruciale est ce le temps qui passe ou nous qui le traversons?
10:48 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, mort, Bichat, Einstein, temps






