mardi, 22 avril 2008
Hamlet supports Earth Day!
Et oui aujourd'hui c'est la Journée de la Terre... Mais c'est quoi cette journée? C'est pour faire bien dans l'air du temps? C'est pour surfer sur la vague écologique actuelle? Eh bien NON... Vous serez bien surpris de la réponse sur l'origine de cette Journée de la Terre! Tout d'abord parce qu'elle ne date pas d'hier, et d'autre part parce qu'elle a été initiée depuis un pays qui est loin d'être le défenseur de l'environnement. Donc pour ceux que ça intéresse voici comment la Journée de la Terre a commencé.
En fait, l'idée d'une Journée de la Terre a commencé en 1962, Gaylord Nelson, Sénateur des États-Unis, avait le sentiment que l'état de notre environnement était notamment une question politique. En novembre 1962, il souhaitait mettre l'environnement sur la scène politique une fois pour toutes. Pour ce faire il voulait persuader le président JFK de faire le point sur cette question en organisant une tournée nationale de discussion sur l’environnement. Pour de nombreuses raisons, la tournée n'a pas réussi à mettre la question de l’environnement sur l'agenda politique des États Unis. Toutefois, elle a été le germe de l'idée qui a finalement fleuri dans la Journée de la Terre.
Le Sénateur Gaylord Nelson a continué de prendre la parole sur les questions d'environnement auprès d’un public varié dans vingt-cinq États. Pendant ce temps, partout à travers le pays, les preuves de la dégradation de l'environnement apparaissaient, et tout le monde l’a remarqué à l'exception de l'establishment politique. Les gens étaient intéressés, mais les hommes politiques ne l’étaient pas.
Six ans passent avant que l'idée qui est devenue la Journée de la Terre se produise l'été 1969. À l'époque, les manifestations contre la guerre du Vietnams, appelées "teach-ins," s'étaient étendues à l'ensemble des campus universitaires à travers les États Unis. Soudain, l'idée s'est produite en Gaylord Nelson "Pourquoi ne pas organiser un grand mouvement pour protester contre ce qui se passe au niveau de l’environnement?". Le Sénateur Gaylord Nelson était convaincu que s’il pouvait puiser dans les préoccupations environnementales des citoyens et insuffler aux étudiants anti-guerre l’énergie de la cause environnementale, il pourrait créer un mouvement qui placerait cette question sur la scène politique des États Unis.
Lors d'une conférence à Seattle, en septembre 1969, Gaylord Nelson a annoncé qu’au printemps 1970 il y aurait une manifestation nationale en faveur de l'environnement et a invité tout le monde à y participer. Les agences de presse en faisaient état à travers tout le pays. La réponse a été électrique. Le peuple américain a finalement eu un forum pour exprimer sa préoccupation sur ce qui se passait sur terre, dans les rivières, les lacs, ou dans l'air, et ils l'ont fait avec une exubérance spectaculaire.
Cinq mois avant le Jour de la Terre, le dimanche 30 novembre 1969, Le New York Times a rédigé un long article sur l'incroyable prolifération des événements environnementaux:
"Rising concern about the environmental crisis is sweeping the nation's campuses with an intensity that may be on its way to eclipsing student discontent over the war in Vietnam...a national day of observance of environmental problems...is being planned for next spring...when a nationwide environmental 'teach-in'...coordinated from the office of Senator Gaylord Nelson is planned...."
Il y a eu tant de réponses positives à cet événement que le Sénateur Gaylord Nelson et ses assistants n’avaient ni le temps ni les ressources nécessaires pour organiser cet événement pour plus de 20 millions de manifestants et des milliers d'écoles et les communautés locales qui souhaitaient y participé. C’est ainsi que la Journée de la Terre c’est auto-organisé et est devenu un mouvement à part entière.
=> Plus d'infos :http://en.wikipedia.org/wiki/Gaylord_Nelson
12:51 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : earth day, hamlet, gaylord nelson
jeudi, 22 novembre 2007
Hamlet supports WFP!
En consultant mon webmail je suis tombé nez à nez avec l'actu du moment ...Et là j'ai eu comme un gros flash, cela m'a renvoyé plusieurs dizaines d'années en arrière en une fraction de seconde. je revoyais c'est image du 20h où l'on voyait ces corps chétifs, squelettiques ...notamment en Ethiopie. Alors je me suis demandé, et depuis que s'est il passé? Comme toujours notre époque où le zapping est roi a fait son œuvre, nous n'avons cessé de passer d'un sujet à autre. Mais derrière tout ça il y a des organisations dont c'est leur quotidien, et qui se battent chaque jour avec leur moyen pour combattre ce fléau qu'est la faim. Car la faim n'est pas un fléau parmi tant d'autres, la faim et la malnutrition restent le risque principal pour la santé dans le monde. Aujourd'hui, une personne sur sept environ n'a pas assez de nourriture pour être en bonne santé et mener une vie active, ce qui fait de la faim et de la malnutrition le risque numéro un pour la santé mondiale, un risque plus important que le SIDA, le paludisme et la tuberculose réunis.
Alors ses causes sont certes multiples, mais le sujet dans l’air du temps, "l’environnement, la protection de l’environnement", est fortement lié à ce fléau. La sécheresse, notamment, est la cause la plus courante des pénuries alimentaires dans le monde. La surexploitation de l'environnement et les pratiques
agricoles médiocres ne sont pas en reste. De plus en plus, les terres agricoles fertiles du monde sont menacées par l'érosion, la salinisation et la désertification. (Cliquer sur la carte ci-contre pour l'agrandir)
Il faut noter également que la proportion de crises alimentaires de court et long terme attribuables à des causes humaines a plus que doublé, passant de 15 % à plus de 35 %. Trop souvent, ces situations d'urgence sont provoquées par des conflits.
Pour plus d’information sur ce sujet je vous invite à consulter le site du Word Food Programme des Nations Unies : http://www.wfp.org.
Pour revenir à l’actualité qui a déclenché ce billet, le Word Food Programme a lancé mercredi 21/11/07 une compétition online de réalisation de mini-films sur le thème de la "sensibilisation sur la faim et la pauvreté dans le monde". Voici leur vidéo :
13:05 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, WFP, Faim, Mal nutrition
vendredi, 28 septembre 2007
Hamlet is outraged!
Je sais que nous vivons dans un monde qui ne tourne pas rond, qui est loin d’être parfait, mais devant de tels actes j’ai du mal à rester muet. Quels actes? La répression de la junte birmane.
Mercredi 27/09/07, au cours de la deuxième journée de répression des défilés par la junte Birmane, au moins cent personnes ont été arrêtées et forcées de monter à bord de camions militaires, tandis que d'autres manifestants s'enfuyaient en courant. Auparavant la junte avait lancé un ultimatum par haut-parleur aux protestataires: "Nous vous donnons dix minutes. Si vous ne partez pas, nous prendrons des mesures extrêmes". Résultat, neuf personnes dont un journaliste japonais ont trouvé la mort à Rangoun.
Kenji Nagai, 50 ans, vidéo-journaliste, travaillait pour l’agence APF News et était un habitué des points chauds. Il était entré en Birmanie avec un visa de touriste. Le journaliste a été abattu par un militaire alors qu’il était facilement identifiable, une caméra à la main, comme le prouve la photo Reuters-STF ci-dessous.

Je sais que malheureusement cela arrive aux quatre coins du monde, mais là ça c’est passé quasiment sous nos yeux, et nous restons là impuissant.
Après l’indignation, la frustration, la colère, j’essaye de prendre du recul et je me demande comment en est-on arrivé là? Qu’est ce qui s’est vraiment passé? C’est vrai, on est bombardé d’informations, d’images, mais que savons-nous vraiment de la Birmanie? De l’origine de ces émeutes?
La Birmanie n’en est malheureusement pas à sa première crise, voici un récapitulatif des moments clés depuis l’accession de la Birmanie à l’indépendance en 1948.
4 janvier 1948: colonisée par les Britanniques depuis 1853, occupée par les Japonais de 1942 à 1944, la Birmanie accède à l'indépendance. Une démocratie parlementaire est mise en place.
1962: face aux insurrections qui se multiplient, le général Ne Win, commandant en chef de l'armée, prend le pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat. Il règne durant plus de vingt-six ans. Malgré la politique socialiste mise en place, Ne Win garde ses distances avec le bloc soviétique et la Chine. Il place la Birmanie dans le camp des non-alignés, dont l'Inde fait partie.
8 août 1988: un soulèvement populaire, emmené par Aung San Suu Kyi, fille du général Aung San, héros de l'indépendance tué en juillet 1947, réclame la fin du régime. La répression militaire est violente et fait plusieurs centaines de morts. Le général Ne Win démissionne. Des militaires, dirigés par le général Saw Maung, prennent le pouvoir et créent le Conseil pour la restauration de la loi et de l'ordre (SLORC). Le nouveau pouvoir autorise la création de partis politiques, notamment de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), dirigée par Aung San Suu Kyi.
1989: Aung San Suu Kyi est assignée à résidence. Cette même année la Birmanie change de nom et devient "Union du Myanmar"
1990: aux élections législatives, la Ligue nationale pour la démocratie d'Aung San Suu Kyi remporte 392 des 485 sièges. Les militaires ne reconnaissent pas les résultats. Le Parlement élu ne siègera jamais.
1991: Aung San Suu Kyi obtient le prix Nobel de la paix en 1991. Assignée à résidence, c’est son mari et fils, vivant en Angleterre, qui vont recevoir le prix en son nom.
Avril 1992: le général Saw Maung démissionne. Il est remplacé à la tête de la junte par le général Than Shwe.
Juillet 1995: Aung San Suu Kyi est libérée, après six ans d'assignation à résidence.
1996: manifestations étudiantes en faveur de la démocratie. La junte déclare "illégaux" les rassemblements de l'opposition.
Août 1998: la junte fait arrêter des députés élus en 1990.
Août 2000: Aung San Suu Kyi et des militants de la LND sont empêchés de se rendre à un meeting du mouvement de la jeunesse de la LND. Elle passera 6 jours sur un pont dans son véhicule faisant face à la junte. En septembre, elle est de nouveau assignée à résidence.
6 mai 2002: toutes les restrictions aux déplacements et aux activités de Aung San Suu Kyi sont levées.
30 mai 2003: Aung San Suu Kyi est arrêtée, après des affrontements qui ont fait quatre morts entre ses partisans et ceux de la junte. Le siège de la LND est fermé quelques jours plus tard. La junte autorisera sa réouverture en avril 2004.
26 septembre 2003: Aung San Suu Kyi quitte l'hôpital, où elle a été opérée la semaine précédente, pour son domicile où elle est placée en résidence surveillée.
7 novembre 2005: la capitale de la Birmanie est transférée de Rangoun à Pyinmana, au centre du pays.
15 août 2007: le régime du généralissime Than Shwe augmente brusquement les prix des carburants (essence: +66%, diesel +100%, gaz naturel comprimé: +535%), ce qui entraîne le doublement immédiat des tarifs dans les transports en commun et une vive colère au sein de la population.
19 août 2007: début d'une longue série de manifestations contre la vie chère alors que la junte n'accepte aucune contestation.
26 septembre 2007: Rangoun, placée sous couvre-feu la veille, se réveille encore au son d’un nouveau défilé de 100 000 personnes. La junte militaire tire sur des manifestants, tuant au moins quatre personnes et faisant plusieurs blessés .
10:25 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, colère, meurtre, émeutes, Birmanie
lundi, 24 septembre 2007
Hamlet soutient RSF!
13:25 Publié dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Reporter sans frontières




