mardi, 09 octobre 2007

Hamlet ...why doubts you?

448e2f6e01d4629d11fbf7ec97eb9efe.jpgBeaucoup de gens se complaisent dans la certitude, se gargarisent de l’évidence, se satisfaisant de "cela ne fait pas l’ombre d’un doute", satisfaction qui soit dit en passant révèle l’obscurité et la vanité trouble de l’incertitude (L’incertitude qui comme je l’ai déjà abordé immobilise l’agir). Pourtant qui peut dire qu’il n’a jamais de doute, personne n’échappe à l’embarras et à la perplexité tragique d’Hamlet, à son "To be or not to be" qui résonne en nous. Dans ces conditions, pourquoi douter? Quelle utilité l’individu trouve-t-il à douter?

On peut essayer d’expliquer les causes ou les raisons pour lesquelles l’Homme doute ou peut être mené à douter. Interroger le doute et douter paradoxalement de ses motivations, illustre déjà le doute comme un mouvement intérieur (boucle récursive) qui fait chavirer la pensée, mais qui est également un étonnement nécessaire à réflexion.

L’ambivalence de la notion a son importance: le doute peut dévoiler une incertitude quant à l’égalité apparente des possibles, et exprimere alors une indétermination face à une question, témoignant d’un oubli ou du surgissement contingent d’un événement, et suspendant la décision. Il semble alors que le doute est le résultat d’une défaillance, le constat d’un non-savoir. Mais le doute peut aussi résulter de la volonté d’une remise en cause, d’une résolution à éliminer le superflu, à éliminer l’erreur, pour choisir une voie plus juste. Le doute devient alors la cause de l’établissement d’un savoir nouveau.

Une dernière question se pose: Le doute a-t-il une réalité assez consistante pour manifester l’existence?