lundi, 08 octobre 2007
Sad race!
Le marathon de Chicago, qui s'est couru cette année par une température caniculaire, a été endeuillé dimanche par la mort d'une personne, tandis que 350 autres ont dû être hospitalisées, ont indiqué les responsables de la sécurité. A 10h dimanche, il faisait 31 degrés Celsus à Chicago, un record pour cette course annuelle. Le niveau d'humidité atteignait 86%. Un participant est décédé après avoir perdu connaissance pendant la course à cause de cette forte chaleur et ce niveau d'humidité très élevé.

Chad Schieber, 35 ans, originaire du Michigan, a perdu connaissance alors qu'il courait dans le quartier de South Side. Son décès a été constaté peu avant 13h heure locale à l'hôpital de Veteran's Affairs, selon la police judiciaire du comté de Cook. Une autopsie doit être pratiquée lundi.
L'ordre d'interruption de l'épreuve a été donné à la mi-course, mais des milliers de concurrents ont ignoré l'interdiction et ont poursuivi la course jusqu'à l'arrivée, et ce alors que l'eau manquait dans les postes d'approvisionnement.
Sur les près de 36.000 coureurs enregistrés, quelques 25.000 ont réussi à franchir la ligne d'arrivée, dont 4.000 avant l'ordre d'interruption.
Le marathon a été remporté par le Kényan Patrick Ivuti avec un temps de 2 h 11 mn et 11 sec. en battant au sprint le double champion du monde de la spécialité, le Marocain Jaouad Gharib.
10:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hamlet, marathon, Chicago, mort
jeudi, 06 septembre 2007
Hamlet rebirth's!
Comme le fait remarquer Hamlet la crainte de la mort embarrasse la volonté. On doit résister à la tentation de chercher trop loin et d’en dire trop à son sujet, sans pour autant banaliser la mort ou l’ignorer. En ignorant la dimension de la mort, on prive la vie de sa vraie grandeur. C’est seulement en affrontant et en acceptant la réalité de la mort à venir que l’on peut vraiment devenir vivant. La mort est un fait inévitable et certain, mais avant tout un mystère.
La mort n’est pas simplement un événement lointain qui viendrait conclure notre existence ici bas, c’est une réalité bien présente, qui se déroule sans cesse en soi et autour de soi. La vie et la mort ne sont pas contraires, elles ne s’excluent pas mutuellement, mais elles s’entrelacent. Toute notre existence terrestre est un mélange de mort et de résurrection qui se déroule entre notre naissance et notre mort. Tout le cours de notre existence est constitué d’une série de petites morts suivie de naissances ou re-naissances, la mort devient alors aussi une forme de vie.
La mort est certes monstrueuse et tragique, et devant la mort de nos proches et notre propre mort nos sentiments de désolation, d’horreur et même d’indignation sont justifiés. Mais il faut voir la mort dans sa dualité:
- On voit la mort comme non naturelle, a-normale, contraire au plan originel divin, et on se révolte, à juste titre, contre elle avec douleur et désespoir.
- On la considère aussi comme une part de la volonté divine, une bénédiction et non une punition. La mort est aussi une issue à notre impasse, elle est la porte vers notre re-création.
La mort est notre voie de retour ..."Souviens toi tu es poussière et tu redeviendras poussière" (Gn 3,19)
14:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, mort, renaissance, poussière
vendredi, 31 août 2007
Hamlet is dead!
Le thème de la mort est omniprésent dans Hamlet… Mais alors que penser de la mort? La question est certes bien lugubre, mais très intéressante en prenant le parallèle entre l’infiniment petit (la physique nucléaire) et l’infiniment grand (nous).
Dans le premier domaine, une particule ne meurt pas mais elle se désintègre. Très rapidement après sa création (rapide à notre échelle), le pion se convertit en muon et neutrino, ce qui donne l’équation: Pion => Muon + Neutrino
Il n’y a donc pas de mort en physique, seulement une fin d’un état qui se convertit spontanément en un état différent, relié au premier par de strictes lois de conservation. La notion de mort semble ne s’introduire qu’avec la cellule, c’est-à-dire quand on aborde le domaine de la biologie. Pour qu’il y ait mort, il faut partir d’un état vivant. Mais qu’est ce que la vie? Est-ce le mouvement? Bien sûr que non, la Lune qui tourne autour de la Terre ne vit pas. Alors, la vie serait attachée à la possibilité de reproduction? On parle alors d’auto-réplication.
La vie est une notion très difficile à définir.
Le biologiste français Marie François Xavier Bichat disait à ce sujet: "La vie est ce qui résiste à la mort." Mais cette définition est circulaire car si la vie s’explique par la mort, cette dernière n’a de sens que pour le vivant. Quelle est donc la grande différence entre la fin d’une particule et la mort d’un être vivant? Essayons de calquer le résultat de la désintégration du pion au phénomène de la mort. En reprenant l’équation précédente cela donnerait:
Corps vivant => Cadavre + ?
Le point d’interrogation résume notre ignorance. Car la mort résulte en une perte, mais une perte de quoi? Et cela signifie que s’il manque quelque chose c’est que le corps ne constitue pas tout l’être vivant. Le corps n’est donc qu’une partie de l’être vivant, ce qui justifie l’équation qui ne résout rien, car l’état final n’est pas complètement défini. Contrairement au phénomène de désintégration où il existe un "avant", la particule initiale, et un "après" bien déterminé.
La mort d’un être vivant lâche bien derrière elle un cadavre, mais c’est un objet infiniment moins riche que le corps vivant qui a cessé d’être. Selon la dernière parole d’Hamlet avant de mourir "Le reste … c’est silence". La partie spirituelle qui caractérisait le vivant n’est donc plus objet d’analyse, elle nous échappe, soit que pour les agnostiques il ne reste rien d’autre et "Le reste est vide", soit que l’âme se soit évadée dans un au-delà inaccessible et "Le reste est absent".
Cette part manquante peut être appelée la part de l’incompréhensible.
Selon la phrase souvent citée d’Albert Einstein: "La chose la plus incompréhensible de ce monde est que le monde soit compréhensible". Mais le monde est il vraiment entièrement compréhensible? Car il existe une part du réel qui demeurera inaccessible à notre intelligence, malgré tous les progrès scientifiques à venir. Comme la rétine de l’œil qui n’est sensible qu’à une faible partie du spectre électromagnétique, l’intelligence ne serait sensible qu’à une partie des mystères de la nature. Dans l’hypothèse où le compréhensible et l’incompréhensible se recouvre partiellement, la mort pourrait être le point de rupture où ces deux ensembles divergent. L’équation de la mort a donc un peu évolué, on peut alors l’écrire:
Corps vivant => Cadavre + Incompréhensible
Reste à définir si cet incompréhensible est l’esprit ou l’âme?
On pourrait également abordé la mort sous un autre angle, celui du temps. On sait qu’il est réversible dans le monde de l’infiniment petit, alors qu’il est irréversible dans l’infiniment grand. Sans la mort, il n’y aurait plus de passage du temps, le monde deviendrait alors statique et sans histoire. La mort pourrait être donc un ingrédient externe de la physique, donnant au temps sa flèche, c’est-à-dire sa direction toujours orientée dans un sens unique. Mais reste une question cruciale est ce le temps qui passe ou nous qui le traversons?
10:48 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, mort, Bichat, Einstein, temps
