jeudi, 06 septembre 2007

Hamlet rebirth's!

Comme le fait remarquer Hamlet la crainte de la mort embarrasse la volonté. On doit résister à la tentation de chercher trop loin et d’en dire trop à son sujet, sans pour autant banaliser la mort ou l’ignorer. En ignorant la dimension de la mort, on prive la vie de sa vraie grandeur. C’est seulement en affrontant et en acceptant la réalité de la mort à venir que l’on peut vraiment devenir vivant. La mort est un fait inévitable et certain, mais avant tout un mystère.

La mort n’est pas simplement un événement lointain qui viendrait conclure notre existence ici bas, c’est une réalité bien présente, qui se déroule sans cesse en soi et autour de soi. La vie et la mort ne sont pas contraires, elles ne s’excluent pas mutuellement, mais elles s’entrelacent. Toute notre existence terrestre est un mélange de mort et de résurrection qui se déroule entre  notre naissance et notre mort. Tout le cours de notre existence est constitué d’une série de petites morts suivie de naissances ou re-naissances, la mort devient alors aussi une forme de vie.

La mort est certes monstrueuse et tragique, et devant la mort de nos proches et notre propre mort nos sentiments de désolation, d’horreur et même d’indignation sont justifiés. Mais il faut voir la mort dans sa dualité:
- On voit la mort comme non naturelle, a-normale, contraire au plan originel divin, et on se révolte, à juste titre, contre elle avec douleur et désespoir.
- On la considère aussi comme une part de la volonté divine, une bénédiction et non une punition. La mort est aussi une issue à notre impasse, elle est la porte vers notre re-création.

La mort est notre voie de retour ..."Souviens toi tu es poussière et tu redeviendras poussière" (Gn 3,19)