mardi, 21 août 2007
Hamlet prend la tête!
Oui! ...Hamlet est une vraie histoire de coeur tête, une prise de tête même tant il fait mal au crâne!
A porter trop haut sa tête il risque bien de la perdre totalement dans le délire, la bêtise ou la mort!
Perdre la tête dis-je? C'est bien là le sujet, ne pouvoir garder la mesure, devenir fou, perdre sa maîtrise pensante, l’autorité que donne l’exercice de la réflexion jusqu’à la faculté de penser l’image, la figure de rhétorique touche, frappe nécessairement à la tête qui s’affiche comme métonymie première de l’esprit, si le contenant, le réceptacle se donne pour le contenu.
Hamlet ne cesse de se demander comment il pourrait alléger sa pesanteur entêtée. Le problème alors s’aggrave et la tête s’alourdit, devient pesante. Alors il se prend à son tour la tête, à deux mains, au point que lui vient cette pensée: comment s‘en débarrasser?
Notez bien qu'apparaît alors le paradoxe d’une tête pensive ...ce paradoxe se trouve dans l’inclination d’une pensée juste qui joue de la lourdeur pour l’alléger dans l’estimation, la soupeser, la soulever pour mieux la porter et l’emporter. Comment, alors, ce geste n’engagerait-il pas le mouvement même du crâne qui se dispose à s’y livrer? ...Ne cherchez pas, je vous le dis en vérité: Hamlet prend la tête!
17:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamlet, réflexion, prend la tête!
