mardi, 09 octobre 2007

Hamlet ...why doubts you?

448e2f6e01d4629d11fbf7ec97eb9efe.jpgBeaucoup de gens se complaisent dans la certitude, se gargarisent de l’évidence, se satisfaisant de "cela ne fait pas l’ombre d’un doute", satisfaction qui soit dit en passant révèle l’obscurité et la vanité trouble de l’incertitude (L’incertitude qui comme je l’ai déjà abordé immobilise l’agir). Pourtant qui peut dire qu’il n’a jamais de doute, personne n’échappe à l’embarras et à la perplexité tragique d’Hamlet, à son "To be or not to be" qui résonne en nous. Dans ces conditions, pourquoi douter? Quelle utilité l’individu trouve-t-il à douter?

On peut essayer d’expliquer les causes ou les raisons pour lesquelles l’Homme doute ou peut être mené à douter. Interroger le doute et douter paradoxalement de ses motivations, illustre déjà le doute comme un mouvement intérieur (boucle récursive) qui fait chavirer la pensée, mais qui est également un étonnement nécessaire à réflexion.

L’ambivalence de la notion a son importance: le doute peut dévoiler une incertitude quant à l’égalité apparente des possibles, et exprimere alors une indétermination face à une question, témoignant d’un oubli ou du surgissement contingent d’un événement, et suspendant la décision. Il semble alors que le doute est le résultat d’une défaillance, le constat d’un non-savoir. Mais le doute peut aussi résulter de la volonté d’une remise en cause, d’une résolution à éliminer le superflu, à éliminer l’erreur, pour choisir une voie plus juste. Le doute devient alors la cause de l’établissement d’un savoir nouveau.

Une dernière question se pose: Le doute a-t-il une réalité assez consistante pour manifester l’existence?

vendredi, 24 août 2007

Hamlet s'entête!

542f61b500c47a320495eb476169a26d.jpgHalte aux amalgames! ...Le monologue "to be or not to be" n’est pas à clamer avec le crâne en main, "to be or not to be" est sans tête!

Trop de personnes associent ces deux  moments forts de la pièce, or ceux-ci sont bien distincts. Le pauvre crâne de Yorick intervient quand Hamlet, au cimetière, s'entête sur le sens de la vie et de la mort. La tirade associé à cette prise de tête crâne est: "Hélas! pauvre Yorick! Je l’ai connu Horatio, c’était un garçon d’une verve prodigieuse, d’une fantaisie infinie. Mille fois il m’a porté sur son dos; et maintenant, quelle horrible chose que d’y songer! J’en ai la nausée. [...]".

Pour dissiper tout mal entendu voici donc un résumé des deux scènes concernées.

Acte III, scène 1

Afin de comprendre le motif de la tristesse de Hamlet, le roi et la reine décident de le confronter à Ophélie. Polonius invite Ophélie à faire semblant d'être seule tandis que le roi et lui-même attendent, cachés derrière une tapisserie. Entre Hamlet, qui prononce le fameux monologue "to be or not to be", jusqu'au moment où il aperçoit Ophélie. Hamlet nie son amour pour elle et lui conseille de ne pas se marier mais d'entrer au couvent. Claudius, qui est maintenant convaincu que la folie de son neveu n'est pas due à un chagrin d'amour, commence à voir en Hamlet un danger pour la couronne. Il décide de se débarrasser de lui en l'envoyant en Angleterre. Polonius suggère de tenter une dernière fois de découvrir les raisons de la conduite de Hamlet en le confrontant à sa mère, Gertrude.

Acte V, scène 1

Hamlet et Horatio rencontrent deux fossoyeurs en train de creuser la tombe d'Ophélie. Hamlet leur parle et s'interroge sur le sens de la vie et de la mort. En examinant les crânes rejetés par les fossoyeurs, il s'émeut de trouver celui de Yorick, le bouffon qui l'a tant amusé dans son enfance. Le cortège funèbre arrive. Laërte maudit celui qu'il considère comme l'assassin de sa sœur et saute dans la fosse. Hamlet le rejoint et ils se battent. On les sépare. Avant de partir, Hamlet crie son amour pour Ophélie.